Pourquoi le Somaliland reste méconnu malgré son fonctionnement | Le Poste de Jérusalem

Jerusalem Post - 02/01
Reconnaître le Somaliland établirait trois principes que l’ordre international n’est pas encore prêt à tolérer : la performance compte, la sécession peut se stabiliser et les frontières coloniales ne sont pas sacrées.

Depuis plus de trois décennies, une anomalie politique discrète persiste dans la Corne de l’Afrique : un territoire qui se gouverne lui-même, organise des élections compétitives, transfère le pouvoir de manière pacifique, contrôle ses frontières, gère les tribunaux et les forces de police, gère les ports et a largement maintenu les milices jihadistes hors de son territoire. Elle délivre les passeports. Il collecte les impôts. Il signe des contrats. Il déploie des forces de sécurité qui patrouillent sur leur propre terrain. Selon toutes les mesures fonctionnelles auxquelles le monde prétend se soucier, le Somaliland est un État, mais il est pourtant traité comme un mirage.

C’est parce que son affirmation est dangereuse. Cela porte atteinte au principe organisateur le plus profond du système international postcolonial : selon lequel les frontières héritées de l’empire sont inviolables, même lorsque les États qui s’y trouvent s’effondrent. La stabilité, dans cette logique, ne signifie pas une gouvernance fonctionnelle mais plutôt le gel de la réalité politique. Le succès du Somaliland menace cette doctrine.

Le monde décrit le Somaliland comme une province séparatiste de la Somalie. Cela peut être considéré comme faux. Le Somaliland était l'ancien protectorat britannique du Somaliland. En juin 1960, elle devient un État souverain reconnu par p...
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